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L'homme et la femme d'aujourd'hui

December 12, 2016

Les médias et la société projettent différentes images caricaturées de ce que doit être un homme ou une femme aujourd'hui. Il y l'homme « féminisé » qui sait prendre soin de lui associé à la femme « super active » qui n'arrête jamais. A l'opposée, l'image de l'homme puissant, viril, limite macho associé à la femme bimbo, a aussi son pendant de succès. D'un côté ou de l'autre, je reste perplexe... Je regarde autour de moi, et je vois des hommes et des femmes un peu perdus dans leurs statuts respectifs, qui s’interrogent. En fait, c'est quoi être un homme ou une femme moderne ?

Je vais aborder cette question selon trois de niveaux de réalité différents. Le premier niveau est purement matériel, c'est l'apanage de ce qui est reconnu et étudié dans nos sociétés occidentales modernes. Le deuxième niveau est énergétique, c'est le niveau subtil de la matière, celui que l'on ne peut appréhender directement par nos cinq sens mais qui est reconnu et étudié dans les cultures orientales. Nos sociétés occidentales commencent d'ailleurs à sérieusement s'y intéresser. Le troisième niveau est le niveau spirituel et répond aux lois qui le concerne. Cette approche colle au principe de la double nature de l'être humain, à la fois humain et spirituel.

 

Le niveau purement matériel :

 

A ce niveau de réalité, seule la nature humaine existe. La psychologie s'est peu à peu éloignée de sa mission première (le mot psychologie vient du grec psukhê, âme, et logos, parole) pour se focaliser sur l'étude des faits psychiques, des comportements et des processus mentaux (les effets). Les psychologues se sont alors mis à nous considérer comme des "animaux dotés d'une conscience".

 

Un gros paradigme actuel des recherches en psychologie cognitive traite d'un double choix possible au moment de la prise de décision (Dual process theory). Selon cette théorie, soit nous réagissons par instinct, de manière rapide, plutôt émotionnelle, et sans passer par la case évaluation mentale de la situation (voie plutôt instinctive), soit nous agissons avec un peu plus de recul, de lenteur et de conscience (voie plutôt intellectuelle). Les publicités, les médias et la société ont largement tendance en renforcer en nous nos réactions instinctives qui correspondent au plan animal de l'être humain, aux réflexes que nous transportons via nos gènes, depuis des siècles et des siècles, pour garantir la survie et la reproduction de notre espèce. Selon les théories dites "évolutives", nous continuons à fonctionner tel nos ancêtres «chasseurs cueilleurs » car l'évolution de ce point de vue là met des siècles et des siècles à s'ancrer dans nos gènes. Or, c'est le poisson qui se mort la queue : si nos sociétés continuent d'alimenter nos réactions primaires, comment pourrions-nous vraiment évoluer ? A croire que guider les être humains vers un plus haut degré de liberté pourrait être gênant !

 

Ainsi, selon les théories dites "évolutives", tout comme le règne animal, nous naissons homme et femme pour nous reproduire. Nous serions donc gouvernés par notre instinct de survie face au danger et notre instinct maternel de protection. Chaque sexe aurait son rôle à jouer dans l'aventure. Face aux danger de la vie moderne, l'homme devrait garantir une protection matérielle réelle ou potentielle à la femme : plus il est riche et/ou intelligent, mieux c'est ! La femme, quant à elle, serait essentiellement considérée selon ses qualités réelles ou potentielles de fertilité : taille des hanches, qualité des cheveux, volume de la poitrine, etc. Cet instinct serait commun à toute l'espèce humaine, cependant, en fonction des conditions de vie expérimentées depuis des siècles et des siècles, on peut trouver certaines variantes dans les critères de choix. Par exemple, en Afrique, les hommes privilégieraient les rondeurs de la femme à sa minceur comme signe de fertilité. Quoi qu'il en soit, de ce point de vue là, c'est l'utilité de la relation qui prime, pour l'homme comme pour la femme, chacun selon ses propres critères. Et c'est là que le bât blesse : le mâle a tout intérêt à ensemencer un maximum de femelles et la femelle doit tout faire pour garder son mâle le plus longtemps possible auprès de sa progéniture. S'en suivent des stratégies manipulatoires scabreuses pour satisfaire la meilleure utilisation de l'un par l'autre et un rapport de force inévitable. Loin de moi l'envie de juger l'affaire, cependant, ce point de vue induit des relations de faits, intéressées et conditionnées, où la conscience de l'être humain n'a pas vraiment sa place, ce qui ne me satisfait pas vraiment.

 

L'autre point de vue débattu par nos chercheurs en psychologie moderne est plus complexe à appréhender car il tient compte d'un choix intellectuel soumis aux influences intérieures et extérieures de chaque personne (société, culture, famille, histoire personnelle, perception du genre, etc.). Je ne partirai donc pas dans l'explication de toutes les théories de genre dans le domaine qui justifieraient tel ou tel choix de l'homme et de la femme d'aujourd'hui, telle ou telle type de relations ou autres encore. Retenez juste que l'être humain est ici considéré dans sa dimension rationnelle, il reste conditionné mais commence à en être conscient et la notion de sens des relations apparaît.

 

J'ai bien envie de prendre le risque d'élever le débat au niveau énergétique de la question. Il me semble que ce plan de conscience est de plus en plus perçu et vécu par bon nombre d'entre nous. Que pourrait-on dire des relations hommes-femmes de ce point de vue là ?

 

Le niveau énergétique, les plans subtils de la matière :

 

Autant, dans le premier niveau, l'être humain est considéré dans sa toute puissance, autant, à ce niveau, la Providence commence à jouer un rôle. Cette étape correspond à une sorte de repli sur soi nécessaire au nettoyage de notre nature humaine pour atteindre le troisième niveau de conscience, le plan spirituel qui se caractérise par une pleine ouverture à nous et à l'autre, tel que nous sommes.

 

D'un point de vue énergétique, nous ne sommes plus guidés par notre sexe d'homme ou de femme mais par nos énergies. Or, nous avons tous en nous une énergie féminine et une énergie masculine que nous devons unifier dans des valeurs positives pour nous en libérer. Les traditions orientales se sont largement penchées sur la question et ont développé bon nombre d'outils. Aujourd'hui, je vais surtout tenter d'éclaircir dans les grandes lignes l'état actuel de ce niveau de conscience afin que chacun puisse s'y retrouver.

 

A ce niveau de réalité, je m'inspire donc des chakras (centres énergétiques en nous), des corps énergétiques (enveloppes énergétiques autour de nous) et je me pose la question du sens de ce type de rencontres hommes-femmes, le sens karmique de la relation.

 

Avant tout, je souhaite faire la distinction entre les relations dites karmiques et les relations dites spirituelles. Ces deux types de relations sont énergétiques, ce qui induit des confusions fondamentales entre elles, alors qu'elles ne sont pas orientées vers les mêmes buts. Pour faire court : le plan karmique permet l'évolution de l'être humain, le plan spirituel correspond à l'évolution de l'être spirituel qui se fait d'incarnation en incarnation à travers le projet global de notre âme. Dans les relations karmiques, l'autre est notre complément, dans les relations spirituelles, l'autre est notre reflet. D'un point de vue karmique, nous recherchons en l'autre ce qui nous manque énergétiquement et que nous souhaitons réparer. Nous nous sentons donc complémentaire énergétiquement à l'autre, d'où cette sensation d'attraction non raisonnée à quoi nous pouvons rattacher plein de croyances erronées sur le but de notre âme. Le plan karmique représente l'expression même de notre libre-arbitre en tant que capacité à nous construire ou à nous détruire, ce fameux libre-arbitre qui serait une sorte de « liberté malade » selon Saint Thomas d'Aquin. Or, d'un point de vue spirituel, seul le Bien compte, s'exprime uniquement ce qui est conforme à notre nature profonde et à la volonté de l'énergie créatrice. L'autre devient notre propre miroir, notre reflet pour nous permettre de travailler dans le sens d'une équilibration en nous-même et de libérer complètement la relation à l'autre. Il ne s'agit donc pas des mêmes niveaux de conscience. Le plan d'expérimentation karmique est la recherche de l'équilibre énergétique à travers l'autre qui doit nous permettre, à force d'expériences plus ou moins réussies, d’accéder à des prises de conscience positives vers le niveau de conscience énergétique supérieur, l'équilibration de ces énergies en nous, le plan spirituel. Les relations karmiques ne sont donc pas spirituelles au sens premier du terme et n'ont pas directement trait à la notion de projet de l'âme. Elles travaillent dans le sens de l'évolution de notre nature humaine et, si nous en faisons le choix, elles ouvrent la voie à notre nature spirituelle. Il faut rendre à César ce qui est à César !

 

Ceci dit, au niveau de conscience énergétique, je ne parlerai plus d'homme ou de femme mais d'énergie féminine et d'énergie masculine, quelque soit notre sexe génétique.

 

J'ai élaboré un tableau récapitulatif, inspiré des chakras et autres connaissances des mondes subtils, pour mieux comprendre ce phénomène d'énergie masculine et féminine en nous. Chaque centre énergétique est exposé dans son côté positif et négatif d'expression. Le côté négatif d'expression d'une énergie correspond à un manque d'énergie active (émissive) et non au côté « mauvais » de la chose. A ce niveau de réalité, il faut sortir de la vision dualiste des choses, du « Mal » qui serait l'opposé du « Bien ». Le « Mal » n'est en soit que du « Bien altéré ». Il ne faut surtout pas chercher à anéantir le négatif pour obtenir du positif. L'équilibre s'obtient ici par l'activation de certaines forces et non par la destruction des autres. C'est d'ailleurs le principe défendu en psychothérapie positive, l'alliance des approches thérapeutiques et positives. Pour ce qui est du traitement de la dépression qui peut-être définie comme « un manque d'émotions, de sensations et de pensées positives », ce type de prise en charge est particulièrement efficace.

 

Je vous propose à présent de consulter le tableau ci-dessous pour voir ce qui vous parle, où vous en êtes, sans vous juger.

La finalité de compréhension de ce phénomène est de pouvoir rééquilibrer en nous ces deux énergies masculines et féminines afin de « purifier » la conscience de nous-même. Il existe différentes voies possibles pour atteindre cet objectif d'équilibration. Si vous souhaitez avoir un regard particulier sur votre situation, prenez contact avec moi en cliquant ici.

 

Le niveau spirituel :

 

C'est à ce niveau que nous pouvons véritablement parler du projet global de notre âme dont l'unique objectif est de nous faire évoluer positivement. Si nous atteignons ce niveau de conscience imprégné de la notion de foi, nous ne pouvons plus nous tromper. Notre âme se laisse guider en toute confiance par notre Esprit. Tout se lie, tout a du sens, tout va dans le sens du Bien. Le chemin n'est pas pour autant facile, nous restons des êtres humains en évolution !

 

On parle ici de rencontres d'âmes sœurs ou d'âmes jumelles, des mots qui font rêver … et qui sont vécus par les plus chanceux d'entre nous. Le point commun à ce type de relations d'âmes est la grande énergie d'amour et de respect qui en émane, sans ambiguïté aucune. Voici ce que l'on peut dire de manière générale sur ce type de relations.

 

L'âme sœur est une personne avec qui l'on se sent « sur la même longueur d'ondes », quelque soit l'âge et le sexe de la personne. On peut en rencontrer plusieurs dans une vie. Cette rencontre nous permet de vivre une expérience nécessaire à notre évolution. Les âmes sœur ont souvent des goûts et affinités en communs et elles se reconnaissent.

 

L'âme jumelle réveille en nous une reconnexion subtile que nous amène à vivre une sorte d'initiation profonde dans le but de libérer nos projections mentales, nos blocages énergétiques et de nous connecter entièrement à l'énergie de la création. C'est une merveilleux élan de notre âme qui souhaite pouvoir incarner et refléter l'Amour divin sur le plan terrestre. Cette relation est complexe et exigeante, peu de personnes parviennent à vivre concrètement le « couple sacré ».

 

Vous trouverez des informations complémentaires sur la constitution de l'être humain et le sens de la vie sur le site de mon amie Michèle Schwarz, notamment, dans la réponse à la question 15, cliquez ici.

 

 

Pour conclure, j'ai juste envie de reprendre les mots de père Joseph-Marie Verlinde qui témoigne de son « expérience inter-dite » et qualifie l'amour divin dans sa dualité unifiée : d'un côté, il y a la force, "l'exigence redoutable", le fidèle sur lequel on peut construire et qui nous dit : « Tu sais ce qu'il te reste à faire ! » ; de l'autre, il y a la miséricorde, "la tendresse inouïe" qui nous accueille : « Mon enfant bien-aimé, combien de temps vas-tu refuser mon amour ? » Et si nous avions un peu des deux en nous et autour de nous ?

 

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